• Barbara Chase-Riboud, La grande Sultane

    Barbara Chase-Riboud, La grande Sultane

    477 pages


    Résumé :
    Après l'immense succès international de La Virginienne, Barbara Chase-Riboud nous donne avec La Grande Sultane un autre prodigieux destin de femme.
    L'aventure singulière et grandiose d'une jeune esclave blanche qui devint la mère de Mahmud II, Ombre d'Allah sur Terre et sultan des Ottomans au XIXe siècle, rejoint ici celle d'une des institutions les plus mal connues de toute l'histoire de la condition féminine : le harem, à la fois lieu sacré et lieu de servitude, où les femmes complotent pour le pouvoir et tuent pour survivre.
    Pendant les quarante années de guerres avec la Russie et la France napoléonienne, Naksh-i-dil, Reine des Têtes voilées, va présider aux destinées de l'Empire et gouverner cette société de femmes qu'est le Grand Harem de Topkapi, aussi strictement régie qu'un couvent, sous la surveillance de l'Ombre du sultan, l'ambigu et terrifiant Grand Eunuque noir.


    Critique :
    Le résumé m'a tout de suite intrigué. On parle quand même peu de l'esclavage blanc. Et bien je n'ai pas été déçu. Ce roman est tout simplement fabuleux. J'ai été transporté au milieu d'un harem avec Naksh-i-dil. Ce personnage est extraordinaire. C'est un être à part entière avec tout ce qui s'en suit. Enlevée sur un bateau pour être mise dans ce qu'elle appellera toute sa vie une prison, on découvrir l'univers du harem, des eunuques en même temps qu'elle. Elle renonce à son Dieu pour l'amour de son fils. L'auteur parle finalement peu de leur relation, mais on ressent pleinement l'amour qui les unit. Je pensais qu'on assisterait plus longtemps au règne de cette mère, et qu'elle accomplirait énormément de choses, dans l'ombre de son fils, mais ce n'est pas vraiment le cas. Ce passage est bien trop court à mon goût.
    Ce roman est d'une grande richesse du point de vue historique, des moeurs et de la religion musulman. J'aime quand on ferme un livre et qu'on se dit que sa lecture aura servi à nous épanouir.
    La couverture est assez repoussante je trouve. Mais ça faut réellement le coup de dépasser cette première impression et d'en commencer la lecture. C'est un véritable coup de coeur que j'ai eu pour ce livre. Il m'a profondément touché et remué.


    La phrase de la fin :
    "Mais il se demandait tout de même quel était le nom que Naksh-i-dil avait murmuré aux archanges."

    B.

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