• Dai Sijie, Balzac et la petite Tailleuse chinoise

    Dai Sijie, Balzac et la petite Tailleuse chinoise

    229 pages

    Résumé :
    « Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes silencieusement. À l'intérieur, des piles de livres s'illuminèrent sous notre torche électrique; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts: à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais : Dickens, Kipling, Emily Brontë... - Quel éblouissement! - Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara : Avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde. »


    Critique :
    C'est une histoire touchante et poignante qui se déroule pendant la révolution culturelle en Chine. On apprend beaucoup de chose sur cette période et la dictature de Mao Zedong. Vivre cette oppression à travers ces deux personnages, amis depuis l'enfance, nous ouvre vraiment les yeux. J'ignorais complétement que les enfants considérés comme "intellectuels" devaient partir en rééducation parmi les paysans. Nos deux amis, issus tout les deux de familles "ennemies du peuple", doivent donc partir pour la montagne du Phénix du Ciel dans la province du Sichuan.
    Le narrateur joue du violon alors que son ami, Luo, est un conteur d'histoire.
    On suit donc leurs péripéties dans cette montagne. Ils ont un autre ami, le Binoclard, qui possède des livres, chose absolument interdite à cette époque. Ils vont lui rendre des services en échange de livres. C'est en lisant qu'ils vont apprendre ce qu'est l'amour.
    Après avoir lu ce livre, on se rend compte de la chance que nous avons de pouvoir lire sans aucune censure. Peut importe ce que les livres racontes, s'ils critiquent le régime ou la personne au pouvoir.
    La petite tailleuse chinoise est une simple paysanne dans la montagne, mais grâce aux livres, à l'éducation qu'elle va recevoir d'eux, elle s'épanouit. Elle veut alors découvrir la vie, elle ne peut plus rester simplement dans sa montagne. On comprend ici à quel point les livres sont importants pour l'épanouissement d'une population.
    En bref, c'est une belle histoire d'amour pendant la révolution culturelle de Chine qui nous montre l'importance de la liberté d'expression.


    La phrase de la fin :
    "- Elle m'a dit que Balzac lui a fait comprendre une chose : la beauté d'une femme est un trésor qui n'a pas de prix."

    B.


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