• Lemony Snicket, Les désastreuses aventures des orphelins baudelaire

    Lemony Snicket, Les désastreuses aventures des orphelins baudelaire


    Résumé :
    Cher lecteur, Je regrette fort de devoir le dire, mais le livre que voici ne contient rien de plaisant. Il raconte la triste histoire de trois enfants qui ont toutes les déveines. Ils ont beau être bien élevés, et charmants, et intelligents, il ne leur arrive que des misères. De la première page à la dernière, ils vont d'une catastrophe à l'autre et collectionnent les pires ennuis - à croire qu'ils attirent les calamités. Dans ce bref volume seulement, les enfants Baudelaire affrontent un sinistre personnage, de hideux habits qui grattent, un épouvantable incendie, un complot pour dérober leur héritage et de la bouillie froide au petit déjeuner. Pour ma part, il est de mon devoir de relater ces funestes épisodes, mais rien ne t'interdit, cher lecteur, de remettre immédiatement ce livre où tu l'as pris et d'en choisir un plus joyeux, si tu préfères les histoires gaies.

    Avec mes sentiments respectueux.


    Critique :
    Voilà encore la part de l’enfant qui est en moi qui a ressurgi au moment où j’ai décidé de commencer cette série ! Pour le coup c’est le résumé qui m’a tout de suite décidé. Me dire de reposer un livre ? Comment ne pas être assez curieux pour faire l’inverse…

    Le point fort (et je dirai même la raison pour laquelle on peut lire ces romans) c’est le style de l’auteur. Les enfants vont forcément s’attacher à la série parce qu’il existe un univers très présent. L’auteur a créé des habitudes, des répétitions, un peu comme dans les contes finalement. Il utilise des mots compliqués, ou des expressions qu’il explique, je trouve ça très pédagogue. Le narrateur (qui est soit disant l’auteur des romans) fait partie intégrante de la série, et on apprend à le connaître en même temps que les personnages principaux. Ceux-ci sont plus qu’attachants : ils deviennent nos frères et sœurs. Chacun a sa particularité, son savoir-faire et va l’utiliser pour se sortir des milles péripéties qu’il va leur arriver. Parce que oui des rebondissements il y en a ! Tous plus fous les uns que les autres, à se tordre de rire par moment. Et puis on se bat contre cet ennemi qui n’en finit pas de nous rendre la vie impossible et qui est la source de tout nos malheurs : le compte Olaf ! Lui aussi possède des particularités qui font que l’on peut le reconnaître aisément malgré ses divers déguisements. On a l’occasion de voyager énormément en compagnie des orphelins Baudelaire. On se balade dans les eaux, dans les déserts, dans les villes, dans les villages, dans les airs et même dans des hôtels, difficile de trouver le temps long !

    Chaque tome se lit plutôt rapidement, deux petites heures en moyenne. Les premiers tomes n’ont pas assez de pages mais assez vite les répétitions sont devenus trop… répétitives. Autant les enfants vont apprécier, autant les adultes vont très vite se lasser. C’est pourquoi j’ai mis du temps à terminer la série. J’avais besoin de lire autre chose entre chaque tome pour retrouver avec plus de joie Violette, Klaus et Prunille.

    Mon gros regret (et la raison pour laquelle cette série m’a finalement beaucoup déçue) c’est la fin dont on attend tant mais qui n’apporte rien. Tout au long du récit on fait face a des énigmes, des questions, des mystères qui s’éclaircissent pour certains un peu au fur et à mesure mais la plupart restent opaques. J’attendais le dernier tome comme une révélation, une conclusion. Mais non, nada. L’auteur n’a donné aucune clé pour comprendre son récit, ou alors je suis passée à côté. Pour être un peu mélodramatique je vois ça comme une trahison, l’auteur n’a tenu aucune de ses promesses.

    Grosse déception.

    B.


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