• Vladimir Nabokov, Lolita

    Vladimir Nabokov, Lolita

    551 pages

    Résumé :
    Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
    Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita.


    Critique :
    En lisant Limonov de Carrère je me suis rendue compte que je n'avais jamais lu de littérature russe. Lolita se baladait dans le challenge des 100 livres préférés des blogueurs, je me devais de tenter cette oeuvre. Finalement j'aurais peut-être dû la laisser trainer encore quelques temps... C'est impossible d'aimer un roman pareil ! (Sincèrement le premier qui me dit qu'il a aimé, je le bannis de ce blog !) On peut apprécier la qualité d'écriture parce qu'à ce niveau là, Lolita est un pur chef d'oeuvre, mais l'histoire en elle-même est détestable. Ok ça sort de l'ordinaire, ça provoque, ça révolte donc, oui, au fond ça donne de l'émotion mais est-ce que c'est vraiment ce que je recherche en lisant un livre ? Je n'en suis pas sûr.
    Que dire sur le personnage de Humbert ? C'est un personnage complétement désemparé en réalité, totalement perdu. Il a beau lui faire du mal, il en est pas moins fou amoureux de Dolores Haze, qu'il va surnommé Lolita. Il va avoir énormément de chance, avec un drame qui va servir ses desseins. (Je ne vous en dis pas plus, comme d'habitude, pour ceux dont la curiosité sera attisée par ma critique acerbe !) D'ailleurs Lolita n'est pas un personnage qu'on a envie de plaindre non plus. Ses malheurs, elle les a bien chercher ! Elle n'est pas seulement désirable pour Humbert par son jeune âge : elle veut se rendre désirable et fait tout pour l'attirer à elle. Est-ce que c'est juste pour le plaisir de plaire ou par défi pour sa mère ? Il ne faut donc pas s'attendre à des personnages attachants, ou même simplement touchants. Ce sont de petits démons qui sont mis en scène dans ce roman.
    Un autre point qui m'a refroidit par rapport à ce livre, c'est le début de l'histoire. Pendant les cent premières pages, j'ai vraiment eu du mal à comprendre. Humbert délivre sa confession lorsqu'il est en prison, juste avant son procès. Il mèle cependant la première et la troisième personne en même temps pour parler de lui-même, ce qui est très déconcertant. J'ai dû reprendre ma lecture un nombre incalculable de fois pour savoir de qui on parlait. De plus il crée souvent des mots qui ont pour racine son nom, Humbert, ce qui donne des phrases farfelues qu'il faut relire trois fois avant d'en comprendre le sens. Son récit est décousu, passant de sa jeunesse à son crime actuel. Heureusement dès qu'il rencontre Lolita le récit prend une route bien tracée et les pages s'enchainent sans peine. Mais est-ce que ce n'est pas là le but recherché de l'auteur ?

    Je n'ai pas tellement aimé c'est vrai, mais ce livre aura au moins eu l'avantage de me faire découvrir Nabokov et sa magnifique écriture que j'espère revoir dans ses autres romans !


    La phrase de la fin :
    "Et c'est la seule immortalité que je puisse partager avec toi, oh, ma Lolita."

    B.



  • Commentaires

    1
    Mercredi 7 Décembre 2011 à 16:46

    Il est dans ma PAL depuis un petit moment maintenant... et je n'ai toujours pas vu de "bonnes" critiques... ça me fait un peu peur !!



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